OMEGA 3 OMEGA 6

Les cellules à naitre le lendemain sont faites de ce que nous mangeons aujourd’hui.

 

Pour déjà bien comprendre il faut savoir se retrouver dans ce que l’on appelle les graisses. Pour les 2 tiers, les cellules du cerveau sont constituées d’acides gras.

 

D’une part il y a :

Les acides gras saturés, que l’on trouve dans le lait, la viande, le fromage, la crème fraiche et qui à haute dose fait monter le taux de cholestérol.

 Ces acides saturées sont solides et à température ambiante restent solides, leur rigidité se reflète dans la rigidité des cellules du cerveau. C’est pourquoi leur consommation doit être modérée.

 

Les acides gras insaturés qui se divisent en 2 types :

 

1.      Les mono-insaturés : que l’on trouve dans les huiles (olive, colza, arachide) que l’on connaît sous le nom d’oméga 9. L’organisme peut les fabriquer, ils ont une action protectrice cardio-vasculaire, font baisser le (mauvais) cholestérol ainsi que l’hypertension.

 

2.       Les poly-insaturés : qui ne sont pas fabriqués par l’organisme mais qui se trouvent dans l’alimentation. Les poly-insaturés se divisent en 2 groupes :

 

L’oméga 3 (acide linolénique)  et l’oméga 6 (acide linoléique). Ils utilisent les mêmes enzymes.

Les graisses polyinsaturées (oméga 3) sont liquides et à température ambiante restent fluides, donc les cellules du cerveau restent aussi fluides, plus souples.

Graisses

 

 

                     Acides gras insaturés         Acides gras saturés

 

 

 


      Acides gras polyinsaturés                 Acides gras mono-saturés

 

 

 

           Oméga 3              Oméga 6                        Oméga 9

 

OU LES TROUVER?

On trouve l’oméga 3 dans :

Les poissons, les huiles de poisson, les crustacés, quelques algues, plancton, certaines plantes terrestre, les noix, graines de lin, huile de colza, huile de chanvre, spiruline, épinard, pourpier. Préférer les huiles non chauffées et non raffinées, c’est-à-dire à pression à froid.


Les poissons d’eau froide sont les plus riches en oméga 3 et préférer les petits poissons moins exposés au mercure : maquereau, anchois, sardines, harengs, thon, haddock, truites.

Quand la femme est enceinte l’oméga 3 part directement pour le fœtus, après l’accouchement il peut se faire un manque énorme en oméga 3 surtout si la femme allaite car là encore l’oméga 3  part dans le lait maternel, la femme est donc en anémie et on retrouve alors le fameux « baby Blue ».

L’oméga 3 qui se trouve dans la femme enceinte améliore le poids du bébé ainsi que son état de santé. (Étude danoise réalisée et publiée dans le Journal of the American Medical Association).

 

On trouve l’oméga 6 dans :

Huile de pépins de raisin, l’huile de tournesol, l’huile de noix, le maïs, les olives, algues, amandes, les viandes (surtout les animaux nourrit aux grains et farines), le beurre, la graisse animale, les noix.

 

LEURS RÔLES

La consommation d’acides poly-insaturés est importante pour l’organisme.

L’oméga 6  favorise les réactions inflammatoires, agit sur le système nerveux, l’équilibre cardio-vasculaire, l’immunité, la guérison des blessures, les réactions allergiques mais s’il y a trop de consommation elles développent des maladies cardio-vasculaires, AVC, cancer, arthrite, Alzheimer,  et dépression.

L’oméga 3 stabilise l’humeur, soulage les dépressions surtout chez les maniaco-dépressifs. (Publication du Docteur Puri dans l’American Journal of Psychiatry), régénère les membranes des cellules et neurones et évite des déperditions de leurs constituants.

Il agit dans d’autres domaines que la dépression, notamment  il a un rôle sur la tristesse, le manque d’énergie, l’anxiété, l’insomnie, la baisse de libido, les tendances suicidaires. 2 à 3 gr par jour d’oméga soignent la déprime.

LES ALIMENTS AUJOURD'UI

Dans les pays développés, avec le développement agricole les animaux sont élevés avec grains ou farine plutôt qu’à l’herbe et les aliments industriels sont très pauvres en oméga 3 mais plus riches en oméga 6. Donc nous avons un apport plus conséquent en oméga 6 qu’en oméga 3 lorsque nous consommons beaucoup de viande.

Il faut dire que l’oméga 3 rancit très vite  s’il est exposé à la lumière et à l’oxygène (donc difficile à travailler dans la cuisine industrielle).

Les poules par exemple, celles élevées en batterie aux grains ont 20 fois moins d’oméga 3 que celles élevées dans un poulailler.

Le chevreuil, le sanglier mange de l’herbe et ont plus d’oméga 3 que la viande d’élevage qui elle aura plus d’oméga 6.

Les aliments d’aujourd’hui sont trop pauvres en oméga 3 et trop riches en oméga 6, et consommés en excès l’oméga 6 empêche l’oméga 3 de jouer son rôle et peut développer des maladies comme l’arthrite ou les dermites.

Les acides gras saturés limitent l’intégration de l’oméga 3 dans les cellules, il faut donc consommer avec modération.

L EQUILIBRE

Il existe de l’oméga 3  en gélules ou sous forme d’huile dans les pharmacies.

Attention : il vaut mieux que le produit possède plus de EPA (effet antidépresseur) que de DHA qui empêche l’effet antidépresseur de se manifester, il faut aussi un produit avec de la vitamine E pour protéger l’huile contre l’oxydation.

Certains chercheurs comme le Docteur Horrobin en Angleterre et le Docteur Stoll de Harvard suggèrent en effet que c’est surtout l’EPA qui aurait un effet antidépresseur et que trop DHA empêche cet effet de se manifester.

La consommation d’oméga 3 ne fait pas grossir.

Les cardiologues commencent à peine à admettre le rôle de l’oméga 3, mais ne prescrivent pas encore d’huile de poisson (en dépit des recommandations officielles de la American Heart Association), et les psychiatres en sont encore très loin.

 

Normalement la balance des 2 oméga devrait être équilibrée , mais nous arrivons à des taux de 1/10 voire 1/20  en faveur de l’oméga 6,( ça reviendrait à mettre du diesel dans un moteur qui aurait besoin d’essence raffiné).

 Trop d’aliments préparés industriels, de viande d’élevage, pas assez de légumes verts ni de poissons. (Etude menée à Lyon par 2 chercheurs Français Serge Renaud et Michel de Lorgeril, article paru dans le « Lancet »).

Toutes les huiles végétales contiennent de l’oméga 6, sauf l’huile de lin, de chanvre et colza qui contiennent de l’oméga 3.

En France la consommation de l’oméga 6 est 10 fois supérieure à la normale (trop de viande, plats industriels, etc…) alors que la consommation devrait être 1/4  voire 1/6 entre oméga 6 et oméga 3 ce qui amènerait un équilibre.

Le déséquilibre entre oméga 3 et oméga 6 entraine une « compétition » au niveau des enzymes responsables du métabolisme des acides gras insaturés.

CONCLUSION

 

En se penchant sur les effets des omégas 3 et 6 (acides gras essentiels) il faut constater le rôle bénéfique pour notre santé à condition qu’ils soient consommés en quantités équilibrés.

Préférez les aliments riches en oméga 3 avec une consommation régulière de poissons, huile de colza et légumes verts et consommez avec modération les aliments riches en oméga 6 (viande).

De telles habitudes alimentaires permettraient d’atteindre un rapport équilibré entre oméga 3 et oméga 6